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Quels sont les symptômes du cancer de l’utérus?

Le cancer du col de l’utérus correspond au développement d’une tumeur maligne de la muqueuse du col utérin. Entre le moment où des lésions précancéreuses se développent sur le col de l’utérus et l’apparition d’un véritable cancer, il s’écoule plus d’une dizaine d’années. Dans ce laps de temps, la femme ne présente aucun symptôme, pas de saignement ni de pertes vaginales. On considère ce cancer comme une affection tumorale d’origine infectieuse à évolution lente.  Cette maladie tue encore un millier de femmes chaque année.

Dans la majorité des cas, il n’existe pas de symptômes aux stades précoces de la maladie, c’est-à-dire avant l’apparition des lésions cancéreuses. A ce stade, il peut y avoir des saignements provoqués dès qu’on touche au col de l’utérus, par exemple lors des rapports sexuels . Il peut aussi y avoir des pertes vaginales anormales et persistantes liées à un déséquilibre de la flore vaginale provoqué par le cancer. En cas de modification des pertes, de saignements ou de tout symptôme gynécologique anormal, il est donc impératif de consulter un médecin.

Des chercheurs ont montré qu’un test réalisé par les femmes elles-mêmes permet de détecter les cellules précancéreuses aussi efficacement et pour le même prix qu’un dépistage par frottis habituel. Il pourrait devenir un cancer du passé si plus de femmes se faisaient dépister. Un frottis suffit à détecter la plupart des lésions du col de l’utérus avant qu’elles ne dégénèrent en cancer. Seul problème, un trop grand nombre de femmes passe au travers de ces tests.

Si 17 millions de femmes âgées de 25 à 65 ans sont concernées, un peu moins de la moitié (40% environ) n’ont pas réalisé de frottis dans les trois ans. Ce pourcentage est par ailleurs très inégalement réparti géographiquement mais surtout socialement.

Le cancer du col de l’utérus est principalement lié à une infection sexuelle transmissible. Mais, il existe également d’autres facteurs de risques tels que le tabagisme ou les contraceptifs oraux.  Dans près de 99 % des cas, ce cancer est lié à une infection persistante par le papillomavirus humain ou HPV. Ce virus, très contagieux, se propage par simple contact sexuel. Il se transmet dès les premiers attouchements, même sans pénétration.

Si le papillomavirus est le facteur de risque principal, d’autres cofacteurs importants interviennent également, en particulier le tabagisme. En induisant une inflammation chronique au niveau du col, en plus de celle liée au virus, le tabac l’empêche de guérir de son infection.

La prise prolongée de contraceptifs oraux ou les accouchements multiples (à partir de 6 à 8) peuvent jouer un rôle. Avoir de nombreux partenaires sexuels multiplie les risques d’infections par les papillomavirus les plus virulents et augmente donc le risque de cancer du col de l’utérus. Le virus peut donc se transmettre si le préservatif ne couvre pas l’intégralité de la peau du pénis ou par pénétration digitale. Un système immunitaire affaibli à cause de médicaments qui inhibent le système immunitaire.

Le cancer du col de l’utérus évolue lentement sans donner de signes spécifiques Mais, pris en charge et traité à un stade précoce d’anomalie, il n’évolue pas jusqu’au stade cancéreux.

Seule la vaccination permet de prévenir l’apparition de lésions précancéreuses. Outre la vaccination en place depuis quelques années pour les adolescentes, le dépistage par frottis cervico-utérin reste le moyen de prévention le plus largement proposé. Cet examen dont les autorités médicales offre l’énorme avantage de pouvoir identifier et traiter des lésions précancéreuses avant qu’elles n’évoluent vers un cancer.

Le test permettant de dépister soi-même le cancer du col de l’utérus, qui devrait bientôt être mis à la disposition des femmes comme un  système de prévention, représente un nouvel espoir. Simple et peu coûteux, l’auto-dépistage s’avère en effet aussi sensible et fiable,

Les lésions précancéreuses évoluant de façon silencieuse, le dépistage par frottis cervico-utérin, qui consiste à prélever des cellules superficielles au niveau du col avec une petite brosse, reste le meilleur moyen de les détecter. Si le résultat de ce frottis est anormal, une biopsie chirurgicale, appelée conisation est effectuée d’emblée. Elle consiste à enlever une partie plus importante du col pour avoir une analyse plus fine, soit une imagerie par résonance magnétique (IRM) pelvienne pour déterminer l’étendue des lésions.

Le traitement du col de l’utérus peut être chirurgical, avec une intervention plus ou moins lourde selon les cas : ablation d’une partie du col de l’utérus, voire de la totalité de l’utérus. À un stade très évolué, le traitement fait appel à la chimiothérapie et la radiothérapie. Les lésions précancéreuses de bas grade sont, soit simplement surveillées, car elles peuvent régresser spontanément, soit détruites (par laser ou cryothérapie).

Pour les lésions précancéreuses de haut grade ou lorsque la tumeur mesure moins de 4 cm, le traitement sera uniquement chirurgical. Il consistera à retirer une partie du col de l’utérus. Une ablation totale de l’utérus (hystérectomie) est pratiquée si la tumeur mesure plus de 1 cm. La radiothérapie sera externe et couplée à une séance de chimiothérapie toutes les semaines pour aider les rayons à fonctionner. Le traitement se clôturera par une curiethérapie, sorte de radiothérapie interne au niveau du vagin, qui délivre de hautes doses de rayons à l’endroit où était localisée la tumeur.

Pour détecter les rechutes, «la surveillance clinique prime». Le suivi est le même pour toutes les patientes: un examen clinique tous les quatre mois pendant trois ans, puis tous les six mois jusqu’à cinq ans et enfin tous les ans, à vie.

Donnant peu de symptômes, le cancer du col de l’utérus n’est pas à prendre à la légère. Rappelons qu’il provoque 1.100 décès chaque année, et que 3.000 nouveaux cas sont diagnostiqués par an.

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